Pourquoi mesurer la qualité des eaux ?
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Pourquoi mesurer la qualité des eaux ?

12.000 cours d'eau répertoriés auxquels s'ajoutent les réserves artificielles constituées par les barrages et les petits étangs constituent une ressource annuelle importante en Wallonie. La préservation de la qualité des eaux de surface est un enjeu majeur de par leur intérêt biologique (faune, flore, ...), mais aussi compte tenu des usages de cette ressource (production d'eau potable, loisirs aquatiques..).

La qualité d'une eau est caractérisée par les diverses substances qu'elle contient, leur quantité et leur effet sur les écosystèmes aquatiques et la santé humaine. Ces substances peuvent être, soit d'origine naturelle (bicarbonates, sulfates, sodium, calcium, magnésium, potassium, azote, phosphore, aluminium, fer,...), soit découler de la présence humaine (eaux usées) ou des activités industrielles et agricoles (substances toxiques, métaux, pesticides). C'est la concentration de ces différents éléments qui détermine la qualité d'une eau.

Depuis 2000, la Directive-cadre sur l'Eau (DCE) établit un cadre juridique et réglementaire pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau. Son objectif est d'atteindre le «bon état» écologique et chimique pour tous les milieux aquatiques et de préserver ceux qui sont en très bon état. Pour évaluer la qualité des cours d'eaux, des paramètres tant biologiques que chimiques ou physico-chimiques sont suivis.

En Wallonie, cette évaluation se base sur les résultats enregistrés par les réseaux de contrôle de la qualité des eaux de surface. Vous trouverez sur ce site les données relatives aux paramètres composant les états chimique et physico-chimique tels que définis dans le code de l'eau.

Historique du réseau de mesure de la qualité physico-chimique des eaux de surface

Le réseau de mesure de la qualité physico-chimique des eaux de surface a été créé en 1975, dans le but de surveiller la qualité générale du réseau hydrographique du pays. A l'origine, c'est l'Institut d'Hygiène et d'Epidémiologie (IHE Bruxelles) qui contrôlait la qualité des eaux de surface. Depuis 1993, la partie wallonne du réseau de mesure est gérée par la Direction générale de l'Agriculture, des Ressources naturelles et de l'Environnement (DGARNE). Les prélèvements et les analyses sont effectués par l'Institut Scientifique de Service Public (ISSeP).

A l'heure actuelle, le réseau wallon de contrôle de la qualité des eaux de surface comporte plus de 400 points de prélèvement répartis sur l'ensemble des 15 sous-bassins hydrographiques définis dans l'arrêté du Gouvernement wallon du 13 septembre 2001 délimitant les bassins et sous-bassins hydrographiques en Région wallonne (M.B. 13/11/2001).

Le réseau de contrôle de la qualité des eaux de surface en Wallonie est constitué de trois programmes distincts ayant chacun des fonctions spécifiques :

  • le contrôle de surveillance qui est destiné à donner une image de l'état général des eaux et refléter son évolution à long terme. Ce contrôle ne poursuit pas un objectif de « suivi de la pollution » mais plutôt de « connaissance de l'état général des eaux » ;

  • le contrôle opérationnel qui a pour objectif principal d'assurer le suivi de toutes les masses d'eau identifiées comme risquant de ne pas atteindre le bon état ;

  • le contrôle additionnel qui s'exerce sur les cours d'eau non à risque pour la surveillance des zones protégées tels que des zones d'habitats d'espèces d'intérêts communautaire (Natura 2000), des points de captages d'eau pour la production d'eau potable, ...
Les programmes de contrôle de la qualité des eaux de surface sont régulièrement revus et ajustés afin de répondre aux nouvelles exigences européennes.

Outil d'interprétation des données

Les rivières wallonnes sont évaluées à l'échelle de la masse d'eau, échelle d'évaluation imposée par la DCE. Par définition, une masse d'eau est une partie des eaux de surface présentant des caractéristiques uniformes comme par exemple, une rivière, un canal, un réservoir de barrage ou une partie de ceux-ci.

L'interprétation des données mesurées au niveau du réseau de contrôle de la qualité des eaux de surface est réalisée en suivant les prescriptions de la DCE. Les normes définissant l'état physico-chimique sont reprises dans l'Arrêté du Gouvernement wallon du 13 septembre 2012 relatif à l'identification, à la caractérisation et à la fixation des seuils d'état écologique applicables aux masses d'eau de surface. L'état chimique est, quant à lui, décrit par l'Arrêté du Gouvernement wallon du 17 février 2011 établissant des normes de qualité environnementale en vue de la protection des eaux de surface.

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